Dominique…nique….nique!

S’il ne fallait retenir qu’une seule île aux Antilles, ça serait sans aucun doute la Dominique. Voilà bientôt trois semaines que nous sommes ici, entre Roseau et Portsmouth, et chaque journée est un enchantement. Cette escale ne fait que confirmer tout ce que j’ai ressenti en Martinique. Je persiste et signe sur ma vision de ce département d’outre Mer, sévère, mais juste, comme disaient mes profs.

IMG_0023Plusieurs guides nautiques qualifient pourtant la Dominique « d’escale à éviter », pour des raisons de sécurité. Comme le dit mon ami Claude, peut-être devrions-nous faire un grand feu avec ces ouvrages à l’utilité tout à fait discutable. Il y a bien sûr certainement des problèmes et des histoires de vol, comme partout. Le pays est relativement pauvre, et il est évident que nous représentons des proies intéressantes pour les éventuelles âmes mal intentionnées. L’officier d’immigration n’a d’ailleurs pas manqué de stipuler au moment de la clearance : « Dominica is a wonderful country, but keep your eyes open…! » afin de rappeler aux personnes trop naïves qu’il est préférable d’être prudent, notamment par rapport à l’exposition de ses richesses. Mais c’est une évidence, où que l’on soit. Cela dit, je n’ai  aucun moment ressenti de la crainte ou quelconque insécurité. La plupart des gens sont très amicaux, et s’ils sont forcément intéressés à nos dollars, c’est en proposant des services qu’ils comptent en obtenir.

IMG_0105L’île compte bien quelques points faibles, notamment ses mouillages, trop peu nombreux. Celui de Roseau est très ouvert et sensible à la houle dans certaines conditions. Il ne reste dès lors que celui de Portsmouth, qui est par contre très bien abrité. Il est paraît-il possible de s’arrêter le long de la côte ouest dans deux autres sites, mais qui restent également assez précaires. Nous n’avons pas testé… Mais ce n’est de toute façon pas le littoral sous le vent qui mérite réellement le détour en Dominique, mais bien l’intérieur des terres. À chacune de nos excursions, que ce soit pour une heure où une journée, j’ai eu l’impression d’être aux premiers jours du monde, dans un décor de film d’aventure. Je me suis parfois surpris à me prendre pour Robert de Niro dans Mission, ou Harisson Ford avec son fouet et son chapeau. Nous avons passé notre temps dans les forêts primaires et tropicales, à nous baigner dans des rivières, des grottes et des cascades, parfois tempérées (l’île regorge de sources chaudes). Nous avons cueilli des fruits à même les arbres, bananes, pamplemousse et noix de cocos poussent en abondance. Passer du temps en Dominique représente un réel retour à la nature.

IMG_0111Pour le reste, les boats-boys sont avenants, et jamais harcelants. Les prix restent chers, comme partout aux Caraïbes, mais néanmoins abordables si on prend le temps de chercher. L’ambiance n’est plus créole, mais plutôt rasta (la sinsemilla est consommée à tous les coins de rue, et si on n’a pas testé, les aficionados prétendent que la Dominicaine fait partie des meilleurs du monde…) Les nombreux adeptes du mouvement dédié à Haïlé Sélassié vivent ici pour la plupart dans les bois, dans des maisons de bambous, et se nourrissent des ressources de la forêt. « Those who live in concrete houses are not real rastafariens » m’a dit notre chauffeur de taxi. Ceux qu’on a rencontrés diffèrent effectivement des quelques guignols habillés vert, jaune, rouge, qu’on peut croiser dans nos villes.

La perle des Antilles est clairement la Dominique. Il paraît que Grenade est aussi belle. On y pensera la prochaine fois.

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