La voile olympique au centre du monde

Les épreuves de voiles ont débuté ce jour à Rio avec le Laser, le Laser Radial et le RS:X.  Mateo Sanz Lanz, seul suisse concerné par cette première journée, est donc parti sur l’eau ce matin pour disputer trois manches. Les suivants, 470, Nacra et 49er, ont encore quelques jours de répits, ou d’attente, c’est selon.

Même si les conditions ne sont pas les meilleures pour Mateo (qui a un gabarit vraiment typé pour le petit temps), la journée reste est idéale. Une douzaine de noeuds de thermiques soufflent dans la baie juste sous le pain de sucre. Une zone est aménagée sur la plage pour les spectateurs, et je suis presque surpris d’y voir un peu de monde. On est loin du Maracana, mais il y a quand même deux-cent personnes qui chillent ou qui suivent le déroulement des courses sous le grand écran. S’agissant d’un sport plutôt secondaire, et pas forcément spectaculaire, c’est plutôt rassurant de voir que le public se déplace, d’autant plus que l’accès est payant. Comme partout la police et l’armée sont bien présents. Il y a même un militaire en jetski qui fait des aller-retour le long de la plage, pour bien montrer qu’on est surveillé de toutes parts.  Les windsurfers évoluent à quelques encablures, au delà de la barrière formée par les semi-rigides des coachs. La plage est animée par un commentaire bilingue, anglais et brésilien, et un petit orchestre reaggea qui joue des vieux tubes de Stevie Wonder. L’ambiance bon enfant, des supporters de différents pays se promènent engoncés dans des drapeaux, maquillé comme au stade.

La salle de presse, jusque ici presque vide, s’est aussi miraculeusement remplie ce matin, et il devient presque difficile d’y trouver une place. Là encore, je réalise que ce sport est bien mieux suivi que ce qu’on veut bien le dire. Equipes de tournage et photographes courent dans tous les sens, pour trouver leur embarquement, alors que les rédacteurs suivent les course sur les écrans disposés un peu partout. Au vu de la distance qui sépare la marina du reste des sites olympiques, on peut facilement déduire que tous ceux qui sont ici le sont exclusivement pour ce sport. On ne se fait pas deux heures de transports incertains juste pour voir, alors qu’il y a du tir à l’arc, du basket, du beach-volley, de la boxe, du canoë, du plongeon, de l’escrime et j’en passe. Vu d’ici, la voile ne ressemble vraiment pas au parent pauvre des sports olympiques. Nous voilà rassuré!

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