Zones mixtes et compagnie….

Les athlètes qui participent aux JO doivent être protégés des nombreuses sollicitations médiatiques. Alors, comme pour beaucoup de grands événements, l’organisation a mis en place un système très stricte d’accès, pour que les sportifs puissent se consacrer à 100% à leur performance sans être dérangés. C’est logique, mais assez inhabituel en voile. Car à part pour la route du Rhum ou le Vendée Globe, il est généralement assez aisé de se balader sur les pontons ou terre-pleins des rendez-vous nautiques. Les responsables cherchent en général plus à ouvrir les portes qu’à les fermer, car les journalistes ne se précipitent pas toujours. Souvent une simple accréditation permet de faire à peu près ce qu’on veut, images, vidéo, son et où on veut.

Ici, vu le nombre de médias, il faut passer par l’incontournable zone mixe, bien connue des journalistes sportifs. Contrairement à ce que l’on peut croire, ce n’est pas un endroit où garçons et filles sont mélangés, mais où médias et sportifs peuvent se rencontrer. Pratiquement, c’est une sorte de couloir aménagé avec des barrières métalliques, à travers lesquelles vont passer tous les participants d’une compétition, à l’issue de celle-ci (parfois également avant). L’accès y est stricte et très réglementé, pour des questions de droits TV. Il y a donc derrière les barrières les journalistes, et de l’autre côté les athlètes qui défilent et répondent aux gré des demandes. Les médias qui paient des droits sont évidemment les premiers servis avec leurs équipes TV. Viennent ensuite les radios, puis finalement ceux équipés d’un carnet de note ou d’un dictaphone, et qui font du texte. L’athlète qui répète à chaque fois ce qu’il a dit au précédent peut parfois fatiguer, et ne plus servir les derniers. Heureusement, les voileux sont assez bons clients. Mais il paraît que pour certaines stars, dans des disciplines plus prestigieuses, c’est plus compliqué.
En zone mixte, il est strictement interdit de filmer pour ceux qui n’ont pas l’accréditation adhoc, au risque de se la faire retirer aussi sec. On respecte donc scrupuleusement les règles, même si elles peuvent sembler absurdes à l’ère du smartphone qui filme en 4K. Mais bon, la loi, c’est la loi….

Sur les sites de voile, l’ambiance des zones mixtes est bon enfant, surtout qu’on est encore loin des medal race, et que le jeu est ouvert pour tout le monde. J’imagine que c’était un peu plus compliqué ce matin avec Fabian Cancellara. Et que ça le sera encore plus pour le 100m. Ici, et pour faire simple, les journalistes suisses veulent parler aux Suisses, les français aux Français, les allemands aux Allemands, etc…

Probablement que plus on va aller vers la fin, plus les leaders seront sollicités de toutes part et qu’il faudra jouer des coudes pour faire sa place. Espérons que ce soit pour les Suisses.

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