Carnet de voyage 20 results

Welcome back!

Extrait de nos conversations familiales depuis un mois : - Est-ce que tu peux poser Robin à la crèche en descendant ? - OK, mais je dois y aller plus tôt, pour attraper ensuite le train vers Lausanne. - Et mercredi, tu peux aller chercher Gabrielle à l’équitation, pendant que Charlie est au Judo ? - Qui s’occupe des courses vendredi, il y a untel qui vient manger à la maison. - Ok, je m’en charge, mais pense à prendre du lait ce soir en remontant, il n’y en a plus. - Et ...

Dernière….

Dernière traversée, entre Ponta Delgada et Cascaïs, en cinq jours et des brouettes. Deux jours de portants voiles en ciseau, deux jours de moteur, et un dernier jour et demi de près bon plein un peu musclé, avant de jeter l’ancre à l’embouchure du Tage, dans la très select et touristique Cascaïs. Un retour un peu brutal à la civilisation. Difficile d’oublier le charme des Açores, mais la petite bourgade reste quand même agréable, malgré la forte affluence du milieu de ...

Paisibles Açores

Brel a dit: « Le temps s’arrête aux Marquises », c’est parce qu’il n’a probablement pas été aux Açores. Car si je ne connais pas la Polynésie, je dois dire que cet archipel Portugais, situé au beau milieu de l’Atlantique est plus que paisible. On s’y sent bien, tranquille, la vie y est simple et on se demande, comme plusieurs autres équipages, ce qu’on est allé chercher aux Antilles, alors que tout est ici. Du coup, nous avons largement profité de cet archipel ...

Symboles

Quand mon premier fils Charlie est né, et que la sage-femme m’a proposé de couper le cordon (parce qu’avec mon aînée Gabrielle, c’était un peu chaud, et ça ne s’est pas présenté), je lui ai demandé combien ce geste était lourd de symboles. Elle m’a simplement répondu: « Les symboles n’ont que le sens que l’on veut bien leur donner. » Du coup, j’ai coupé le cordon sans pression, avec légèreté. Elle avait tellement raison. Et si je n’ai jamais été réelle...

Transat retour

La transat retour est redoutée pour son risque de dépression dans l’Atlantique nord, nous n’en avons pas vu une seule. L’anticyclone des Açores était par contre bien présent, tellement présent qu’il a occupé tout l’atlantique pendant trois semaines et nous a privé de vent sur presque tout le parcours. Nous avons navigué essentiellement au près, dans du tout petit temps, ainsi qu’au moteur. En vingt et un jours de mer, le bon vieux Yanmar de Lucy a tourné pratiquement ...

To clear, or not to clear…

S’il y a un sujet que les voyageurs en voiliers connaissent bien, c’est celui de la clearance, soit les formalités obligatoires lorsqu’on arrive et qu’on quitte un pays. La clearance, c’est le plan qui rappelle à tous ceux qui croyaient que voilier = liberté, n’est qu’un leurre. C’est la corvée qui peut conditionner le programme, selon le pays que l’on rejoint. Elle peut autant ressembler à une promenade de santé qu’à un chemin de croix. Nous avons heureusement ...

À moins de 100 pieds, tu t’tapes la honte

Nous voici ancrés dans la fameuse baie de Falmouth Harbour, centre névralgique de la fameuse Antigua Sailing Week qui doit débuter sous peu. Avec ses trois marinas réservées aux grosses unités, le site réunit ce qu’il y a de plus prestigieux en matière de voiliers. Autant dire qu’avec nos 43 pieds - que je trouve déjà bien imposant lorsqu’il s’agit de manœuvrer dans les ports, ou de payer les factures - nous faisons presque figure d’annexe. Ici, les coques de plus de 100 ...

Le piège antillais

Vents constants, courtes distances entre les îles, eau turquoise à vingt-sept degrés, plages de sable fin, mouillages nombreux et protégés ainsi que services nautiques de qualités. Les atouts de cet archipel si réputé chez les voileux ne manquent pas. Les Antilles n’usurpent pas leur réputation de paradis de la voile. La vie y est certes assez chère, mais les économies réalisées sur les places de ports - car on passe l’essentiel de son temps à l’ancre - permettent de vivre ...

Anémomètres, néocolonialisme, et Florence Arthaud

Combien de noeuds!  Je suis toujours fasciné par la perception qu’ont certains équipages de la force du vent. À écouter les récits des autres, il y a bien longtemps que j’aurais arrêté de naviguer. Combien de fois ai-je entendu: « Il y avait soixante nœuds établis, avec des rafales à quatre-vingts», ou encore: « On a franchi le Cap-machin avec septante nœuds. » Personnellement, je n’ai jamais connu de telles conditions, et sans me vanter, j’ai quand même mouillé ...