Transat retour

La transat retour est redoutée pour son risque de dépression dans l’Atlantique nord, nous n’en avons pas vu une seule. L’anticyclone des Açores était par contre bien présent, tellement présent qu’il a occupé tout l’atlantique pendant trois semaines et nous a privé de vent sur presque tout le parcours. Nous avons navigué essentiellement au près, dans du tout petit temps, ainsi qu’au moteur. En vingt et un jours de mer, le bon vieux Yanmar de Lucy a tourné pratiquement ...

Cruel océan

Je voulais écrire ce poste avant de partir en mer, mais n’ai pas pu, trop pris par la préparation de la transat, et peut-être ému par les événements. Une semaine avant de prendre la mer vers les Açores, pendant notre dernière escale Antillaise à St-Martin, nous avons appris la triste nouvelle du décès d’une fillette, suite au naufrage d’un catamaran au large de l’archipel Portugais. Celui-ci avait quitté les Antilles trois semaines avant nous. Cette information nous a ...

To clear, or not to clear…

S’il y a un sujet que les voyageurs en voiliers connaissent bien, c’est celui de la clearance, soit les formalités obligatoires lorsqu’on arrive et qu’on quitte un pays. La clearance, c’est le plan qui rappelle à tous ceux qui croyaient que voilier = liberté, n’est qu’un leurre. C’est la corvée qui peut conditionner le programme, selon le pays que l’on rejoint. Elle peut autant ressembler à une promenade de santé qu’à un chemin de croix. Nous avons heureusement ...

À moins de 100 pieds, tu t’tapes la honte

Nous voici ancrés dans la fameuse baie de Falmouth Harbour, centre névralgique de la fameuse Antigua Sailing Week qui doit débuter sous peu. Avec ses trois marinas réservées aux grosses unités, le site réunit ce qu’il y a de plus prestigieux en matière de voiliers. Autant dire qu’avec nos 43 pieds - que je trouve déjà bien imposant lorsqu’il s’agit de manœuvrer dans les ports, ou de payer les factures - nous faisons presque figure d’annexe. Ici, les coques de plus de 100 ...

Le piège antillais

Vents constants, courtes distances entre les îles, eau turquoise à vingt-sept degrés, plages de sable fin, mouillages nombreux et protégés ainsi que services nautiques de qualités. Les atouts de cet archipel si réputé chez les voileux ne manquent pas. Les Antilles n’usurpent pas leur réputation de paradis de la voile. La vie y est certes assez chère, mais les économies réalisées sur les places de ports - car on passe l’essentiel de son temps à l’ancre - permettent de vivre ...

Anémomètres, néocolonialisme, et Florence Arthaud

Combien de noeuds!  Je suis toujours fasciné par la perception qu’ont certains équipages de la force du vent. À écouter les récits des autres, il y a bien longtemps que j’aurais arrêté de naviguer. Combien de fois ai-je entendu: « Il y avait soixante nœuds établis, avec des rafales à quatre-vingts», ou encore: « On a franchi le Cap-machin avec septante nœuds. » Personnellement, je n’ai jamais connu de telles conditions, et sans me vanter, j’ai quand même mouillé ...

Dominique…nique….nique!

S’il ne fallait retenir qu’une seule île aux Antilles, ça serait sans aucun doute la Dominique. Voilà bientôt trois semaines que nous sommes ici, entre Roseau et Portsmouth, et chaque journée est un enchantement. Cette escale ne fait que confirmer tout ce que j’ai ressenti en Martinique. Je persiste et signe sur ma vision de ce département d’outre Mer, sévère, mais juste, comme disaient mes profs. Plusieurs guides nautiques qualifient pourtant la Dominique « d’escale à ...

Décevante Martinique

Après un mois passé aux Antilles, principalement en Martinique, je dois dire que le bilan est plus que mitigé. Bien sûr, nous n’étions pas obligés de rester, et aurions pu partir pour une autre île très vite. Mais il ne faut pas complètement cracher dans la soupe, et le site du Marin présente plusieurs avantages, notamment celui d’un pôle de compétences très appréciable après une transat. L’île est par ailleurs très accessible depuis l’Europe, et cette escale a été ...

Transat, ça c’est fait !

Je rêvais de Brésil, de Guyanne, de Surinam, de Tobago, et j’ai terminé au Marin, en Martinique! Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et il est vrai que depuis le début de notre périple, j’ai mis de l’eau dans mon rhum. Mes grandes ambitions d’un voyage atypique ont été revues, et comme le goût des grandes traversées ne s’est pas vraiment révélé dans la famille, nous avons opté pour minimiser les milles et le temps passé en mer, afin de ...